Les armées mexicaines de la politique

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On a l'habitude de critiquer le Parti Socialiste en raison de son absence de leadership... "Il n'y a pas de chef, il n'y a que des sous-chefs qui se disputent" entend-on souvent dire.

Cette "spécialité" du Parti Socialiste s'exporte aujourd'hui.

Ainsi la LCR du facteur de Neuilly vient tout juste d'expulser un de ses leaders accusé de penser différement. De même, les Verts restent fortement divisés et aucune tête ne semble émerger. Le Parti Communiste est également le lieu d'affrontement entre plusieurs candidats à la succession de Marie-Georges Buffet, dont le maire de Vénissieux, André Gérin.

A droite, et contrairement à l'image véhiculée d'un parti "uni" autour d'un leadership inspiré, le parti de la majorité se voit aujourd'hui critiqué par ses propres troupes. Ainsi, Christiant Estrosi déplore que l'UMP, ce "machin snob", se soit transformé en "armée mexicaine, sans véritable chef" : une armée qui "empile les fonctions et les titres [...] pour faire plaisir à tout le monde". De même, il n'est pas dit que le Front National accepte que leur parti se transforme en parti dynastique où la fille hérite du trône laissé vacant par son père.

Aussi, si le prochain Congrès du Parti Socialiste (à Toulouse ?) sera très certainement un terrain d'affrontement entre plusieurs sous-chefs (Claude Bartolone, proche de Fabius, a fait acte de candidature aujourd'hui), ce congrès aura au moins pour mérite de clarifier les choses : à la fin il n'en restera plus qu'un ou plus qu'une !

Peut-être assisterons alors à un renouvellement de la donne politique : un PS avec un vrai leadership affirmé et des partis de droite et de gauche occupés à régler leurs successions...
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